Résumé

Jean L. Prouteau Charles Dupaty : un magistrat-philosophe du Siècle des Lumières (1989)

Ce que le jeune homme apprécie et loue chez Dupaty, c'est d'être apparu en tant que magistrat, comme le recours du pauvre, des humbles, des parias, des sans-grades, de s'être toujours penché avec sollicitude sur " cette classe de citoyens qui n'est comptée pour rien dans la société, tandis qu'elle lui prodigue ses peines et ses sueurs, que l'opulence regarde avec dédain, ce que l'orgueil appelle " la lie du peuple mais à qui la justice doit une protection d'autant plus spéciale qu'elle est son seul soutien et son unique appui ".
Source : Gallica

Jean L. Prouteau Charles Dupaty : un magistrat-philosophe du Siècle des Lumières (1989)

Dupaty se substituant aux trois pétitionnaires s'adressait au roi dans les termes suivants :
" Sire, en implorant un autre code criminel, ce n'est point des nouveautés que l'humanité vous demande, ni une opération difficile qu'elle vous propose. En effet, Sire, votre intention n'est-elle pas que les pauvres et les malheureux, les premiers sujets d'un bon roi, ne soient plus privés, par le défaut d'un conseil, de la ressource ouverte aux puissants et aux riches, d'appeler des tribunaux inférieurs, des tribunaux de vos sujets, à vos tribunaux souverains ?
Source : Gallica

Jean L. Prouteau Charles Dupaty : un magistrat-philosophe du Siècle des Lumières (1989)

Ah ! s'écrièrent alors ces infortunés, pourvu que Dieu et notre défenseur ne nous abandonnent pas ! " Paroles simples et touchantes ! Que vous êtes bien sorties de la paix profonde d'une conscience irréprochable ! Que vous êtes bien empreintes de résignation et d'innocence ! " Pourvu que Dieu ne nous abandonne pas ! O mes amis ! Dieu vous a-t-il abandonnés dans la prison d'Arcis, dans la prison de Troyes,
dans la prison de Vinet, dans la prison de Chaumont, dans la prison de Paris, dans la prison du bailliage de Rouen ?
Source : Gallica

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