Résumé

Paul Sauzet Éloge de Ravez, prononcé par M. Paul Sauzet… (1864)

Mais on peut dire que, de 1795 à 1820, le barreau ne déploya nulle part plus de richesses qu'à Bordeaux. On vit dans cette métropole de l'antique Aquitaine, le sceptre de la parole disputé tour à tour par Martignac père, Jaubert, Ferrère, Barennes, de Saget, Laine, Ravez, de Peyronnet, Martignac, et toute cette célèbre pléiade qui faisait dire à Louis XVIII, si épris de toutes les gloires de l'intelligence : « Si je n'étais « roi de France, je voudrais être avocat à Bordeaux (1) . »
Ravez plus jeune que les uns, plus ancien que les autres, eut à se mesurer successivement avec tous.
Source : Gallica

Paul Sauzet Éloge de Ravez, prononcé par M. Paul Sauzet… (1864)

Peu de carrières sont plus dignes d'être retracées que celle de Ravez : on n'en saurait trouver de plus pleine, de plus variée, de plus haute.
Le barreau, la politique, la magistrature, il a tout parcouru, et il s'est assis sur tous les sommets.
Il a traversé les persécutions et les grandeurs; il les a portées dignement.
Il a vu les prisons comme le palais des rois, et son âme n'a connu ni la faiblesse ni l'enivrement. Il a toujours grandi sans se démentir jamais.
Et cette grandeur ne s'est pas arrêtée à la tombe : sa mémoire n'aura pas plus de déclin que sa vie.
Source : Gallica

Paul Sauzet Éloge de Ravez, prononcé par M. Paul Sauzet… (1864)

Il s'est trouvé des esprits qui ont reproché à Ravez, non d'avoir consenti à s'associer lui-même a de telles passions, mais d'avoir cédé aux exigences de son parti en déclinant la défense.
A Dieu ne plaise que je me plaigne jamais de la noble susceptibilité qu'éveille dans notre patrie le privilège sacré de la défense ! Le droit de défense, comme le droit d'asile, ne sera jamais impunément violé parmi nous, car il représente à la fois les plus saintes garanties de la justice et les instincts les plus invincibles du caractère national.
Source : Gallica

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