Résumé

Paul-Jean-David Girard Éloge de M. de Martignac, prononcé le 4 décembre 1852… (1852)

Mais, s'il arrive un jour où ceux qui se sentent nés pour la gloire peuvent se recueillir dans la solitude, et, après y avoir préparé leurs forces, donner à leur intelligence le plus libre essor, ce nom que l'on croyait effacé, que beaucoup n'avaient jamais entendu, se trouve soudain dans toutes les bouches, la poussière des temps se ranime, et le passé triomphe d'un injuste oubli. Ainsi, par une destinée singulière, c'est souvent à son dernier représentant qu'une race tout entière doit sa renommée et sa grandeur.
La famille de Martignac ne fut pas exempte de telles vicissitudes.
Source : Gallica

Paul-Jean-David Girard Éloge de M. de Martignac, prononcé le 4 décembre 1852… (1852)

Mais l'homme d'État a besoin de comprimer les élans de son coeur, et, souvent même, il doit s'écarter de la route où le pousserait son esprit. Sans sacrifier servilement à l'opinion, il faut satisfaire à ses légitimes exigences, et la science politique consiste peut-être moins dans la grandeur des conceptions que dans l'intelligence des nécessités de son temps.
Cette intelligence, M. de Martignac l'avait eue : dans ce chaos au milieu duquel l'avait jeté le destin, il entrevit la vérité, et résolut dès-lors de suivre hardiment sa lumière.
Source : Gallica

Paul-Jean-David Girard Éloge de M. de Martignac, prononcé le 4 décembre 1852… (1852)

Tant il est vrai que le progrès politique n'a pas d'ennemi plus dangereux que l'assassinat !
Et M. de Martignac s'était associé, de toutes ses forces, à ce mouvement d'inévitable réaction. Son intelligence s'y était vouée, son âme s'y passionna. Rapporteur des lois les plus importantes, il les discute et les soutient avec chaleur, avec entraînements Son organe, loin de perdre sa mélodieuse douceur, s'assouplit encore et se fortifie. Il trouve en lui des accents plus énergiques, il aime les émotions du combat, il s'enivre de poudre et de fumée.
Source : Gallica

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