Coutume de Bourgogne

Définition et enjeux

Jonas Boyve,  Annales historiques du comté de Neuchâtel et Valangin depuis Jules-César jusqu'en 1722… (1854-1861)

“ Ce marquis est la souche des maisons de Baden, de Hochberg, de Rothelin et de Hohenberg.
L'empereur épousa; l'an 'M 56,, Béatrix, fille unique de Renaud, comte de Bourgogne, qui était mort deux ans auparavant, et il acquit par ce mariage la Franche-Comté, qui passa à ses descendants, et qui sortit par ce moyen de la maison des comtes de Bourgogne, quoiqu'il y eùt encore plusieurs màles vivants de la postérité d'Ôtte-Guillaume; parce que, suivant la coutume de Bourgogne, les fiefs passent aux filles si elles n'ont point de frères.
”
Source : Gallica

Henri Beaune,  Introduction à l'étude historique du droit coutumier français jusqu'à la rédaction officielle des coutumes… (1880)

“ La coutume bourguignonne répète aussi cette maxime : « Au duché de Bourgogne, dit-elle, n'a nuls hommes serfs de corps. (1) » Gela pouvait être vrai au temps où se rédigeait la coutume de ce duché et à celui où écrivait Loysel, mais cela était inexact dans la période à laquelle nous nous sommes placés, au XIIe et au XIIIe siècles, sauf en quelques localités, comme à Ypres, dans les Flandres, où les échevins disaient fièrement à une époque voisine : « Oncques n'avons oy de gens de serve condition ne de mortemain. » ”
Source : Gallica

Henri Personne,  Armorial général de Bourgogne… (1863)

“ Par l'étendue et la richesse de son territoire, la Bourgogne du moyen âge, sous les Ducs de la première ou de la seconde race royale, nous apparaît, forte de ses ressources locales, glorieuse de ses institutions privées, vivant de sa vie propre et pour ainsi dire toute bourguignonne, et n'empruntant rien au reste de la France de ce qui constitue sa vie sociale. ”
Source : Gallica

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