Marie de Bourgogne

Définition et enjeux

Robert de la Sizeranne,  Revue des Deux Mondes

“ Quand on se promène dans le palais des ducs de Bourgogne, à Dijon, ou dans les vignobles de Beaune, si l’on tâte du pied la terre et de la main le marbre, le bronze ou l’or, on éprouve jusqu’où le flot de son ambition aurait pu venir et ce qu’il aurait pu submerger. Car la femme qu’il avait épousée, en premières noces, n’était autre que Marie de Bourgogne, fille et unique héritière de Charles le Téméraire. ”
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Charles Guénot,  Le Comte de Saint-Yon, ou les Cachots de Plessis-les-Tours… (1868)

“ Seule et sans appui, au milieu des exigences de ses difficiles sujets, au milieu des intrigues de son conseil divisé entre un mariage anglais et un mariage allemand, Marie de Bourgogne se décida par elle-même, déclarant qu'elle attendrait le Dauphin et qu'elle s'appuierait sur Louis. Le roi trahit indignement la confiance de la princesse : il ne voulut pas attendre le lointain et douteux mariage de son fils avec l'héritière des Pays-Bas. Dans son étroite et impatiente ambition, il n'eut qu'une idée: démembrer au plus vite l'héritage de Charles. ”
Source : Gallica

Eusèbe Girault de Saint-Fargeau,  Revue des Romans

“ Le duc de Calabre paraît un moment sur la scène comme l’amant de la princesse ; mais l’intérêt qu’il inspire est bientôt affaibli par la soumission absolue de Marie aux volontés de son père, et détruit tout à fait par sa mort prématurée. Marie de Bourgogne n’est plus ensuite qu’un objet de dispute où l’amour n’a aucune part, entre des concurrents avides qui désirent s’emparer d’une riche proie. ”
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