Max Bruchet

Élements biographiques

Max Bruchet Le château de Ripaille (1907)

De son côté le comte de Genève, qui avait appris que Bonne de Berry quittait Chambéry pour se rendre aussi à Ripaille, alla attendre la princesse à Saint-Julien, avec une cour nombreuse. Quand la « fille des fleurs de lys » arriva, le comte de Genève, s'agenouillant, la complimenta et voulut l'accompagner à pied en tenant la bride de sa haquenée. Mais, sur son insistance, il dut remonter à cheval, et le cortège se dirigea joyeusement sur Genève : des enfants faisaient la haie, brandissant des panonceaux armoriés en criant : « Vive Savoie et Genevois »
Source : Gallica

Max Bruchet Le château de Ripaille (1907)

En 1413, si les curés de Tully et de Concise, aux environs de Ripaille, ainsi que ceux de Massongy, d'Excenevex et d'Armoy, se distinguaient par l'austérité de leur vie, celui de Brécorens se faisait remarquer par une fâcheuse tendance à aliéner les biens de son église ; celui de Vailly était d'une ignorance notoire, sauf sur certain chapitre qu'il avait la curiosité de connaître trop souvent : l'amie qui vivait sous son toit avait transformé la cure en auberge; le desservant de Margencel menait une vie aussi dépravée, buvant l'argent des fondations et oubliant de dire sa messe.
Source : Gallica

Max Bruchet Le château de Ripaille (1907)

Pièce par pièce, les Archives de Turin nous ont livré le secret de la grandeur de Ripaille. Les causes de sa décadence se trouveront dans les chartriers de la Suisse, surtout à Berne, à Genève, à Lausanne et à Bâle. L'illustre résidence devait en effet, à la fin du XVIe siècle, sombrer dans la guerre de l'indépendance genevoise sous les coups redoublés des soldats de Genève et de Berne. Désormais Ripaille n'a plus d'histoire : c'est un simple domaine, nid à procès sans grand intérêt, devenu avant la Révolution la propriété des chartreux.
Source : Gallica

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