Marguerite Audoux,
De la ville au moulin
“ Je ferme les volets, je souffle la lampe et, affaissée sur mon siège, je reste sans pleurs ni pensées. Voici encore des pas devant la maison, des pas hésitants, de quelqu’un qui chercherait la porte, ou de quelqu’un qui serait ivre. Oppressée, j’espère... Non, ce n’est pas Valère. Un poing frappe au volet et une voix appelle : — Annette ! Annette ! Cette voix je la reconnais, et mon émotion trop forte m’empêche de bouger. Le poing frappe plus durement, et la voix crie plus fort : — Annette ! Ouvre, c’est ton Firmin. ”

