Carmontelle,
Théâtre de campagne
“ Herminie, je vous adore. Mlle Herminie. Vous vous trompez, je suis trop indigne de vous, & vous ne devez jamais m’aimer ; non, jamais. M. de Vigneul. Connoissez le pouvoir de la vertu sur mon cœur, & combien je suis convaincu de la vôtre ; le vice n’a pu l’étouffer, on voit qu’elle a toujours rempli votre ame, qu’elle vous élève au-dessus de vous-même, qu’elle répond de vos mœurs pour toujours ; qu’elle vous met enfin au-dessus de tout votre sexe, à qui l’avantage de l’éducation donne souvent des torts plus impardonnables. Mlle Herminie. C’est à votre cœur que je dois... ”
