Résumé

Amélie Juliette Milan Les Conquêtes du commandant Belormeau

Quoique les lèvres du commandant Belormeau fussent demeurées muettes, elle croyait à son amour, aussi fermement que si elle en avait reçu l’aveu.
Dans la naïveté de son cœur, Valentine n’avait jamais pensé que ce sentiment pût être un passe-temps sans conséquence, un plaisir d’un instant. Pour elle, un grand amour, ne pouvait trouver, son aboutissement logique que dans le mariage ; elle vivait donc dans l’attente fiévreuse du jour, où le commandant demanderait sa main.
Être sa femme !... Vivre de sa vie dans le monde brillant qu’il lui ferait connaître !
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Amélie Juliette Milan Les Conquêtes du commandant Belormeau

Tu en es juge, Benoîte ; voici trois écus.
Le jour du marché, les commères de Wattignies se transmirent cette nouvelle : on avait vu Benoîte, Benoîte de chez Mlle de Batanville, marchander des gilets d’homme, chez Guillaume Heurteloup, le bonnetier.
On disait qu’elle en avait acheté un, en laine brune, épais comme le doigt... ce n’était tout de même pas pour elle ?... Jamais Benoîte ne s’était senti le cœur aussi épanoui que ce matin de Noël où elle remit, à Joseph Quellec, son cadeau, grossi d’un sac de boules de gomme et d’un morceau de pain d’épices.
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Amélie Juliette Milan Les Conquêtes du commandant Belormeau

Ne pensez-vous pas qu’il en est, des femmes, comme des fleurs, qui ont des charmes différents et qu’on aime de diverses manières ? Voyez, dans un jardin, l’œillet ne ressemble point à la rose ; la pensée n’a rien de commun avec la tulipe. N’aimez-vous pas l’une et l’autre fleur ; ne seriez-vous pas bien embarrassée de choisir ?
Pour être véridique, le commandant eût pu étendre sa comparaison ; car il ne dédaignait pas non plus les fleurs des champs, pas même les corolles un peu poudreuses qui pouvaient s’ouvrir dans une cour d’auberge... Avec Minna, il ne sortit point des plates-bandes.
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