Maxine

Résumé

Maxine La huronne

Lorsqu’il raconta la prise de l’Alcide, la bataille en mer, sa crainte pour Martin à peine convalescent et ensuite sa blessure à l’épaule, le Chamois dit en indien à Ginofenn :
— C’est un brave, cet enfant !
— Oui... mais écoutons son récit ! Continue, petit mousse, dit-elle à Marc.
— Eh bien ! À partir de ce moment, je ne me rappelle rien du tout ! Je revins à moi dans la maison de Jim Gray... je me croyais encore à bord de l’Alcide.
— Tu avais été bien malade ?
— Oui, et Martin m’a raconté tout ce qui s’était passé.
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Maxine La huronne

Marc lui avait dit tout de suite :
— Je suis Français !
— Et moi Huronne ! répondit-elle.
— Alors, fit le mousse en souriant, nous sommes amis !
— Oh ! oui, dit-elle, j’aime bien les Français ! Robe-Noire qui m’a baptisée, c’est un Français !
— Pourquoi restez-vous en Nouvelle-Angleterre plutôt qu’en Nouvelle-France ?
— C’est grand-père qui le veut. Il ne se mêle pas de la guerre et il aime à rester ici. Il est âgé... je n’ai plus mes parents, alors je fais comme il veut !
— Moi non plus, je n’ai plus mes parents ! dit Marc.
— Pauvre petit Français ! dit Ginofenn...
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Maxine La huronne

Ça c’t un homme ! Ça, ç’a jamais couru le loup-garou ni fait danser les feux-follets !... C’tait un rude gaillard dans sa jeunesse, mais jamais y a trompé personne ! Non, pas pour une piastre ni pour deux piastres !
Marc tressaillit... le souvenir du billet dérobé lui revint à la mémoire...
Ce soir-là, il dit à sa mère :
— Maman, est-ce vrai qu’il y a des feux-follets et des loups garous ?
— Pas comme le raconte la légende, chéri, mais, tu sais, le feu-follet, au fond, c’est la conscience... le loup-garou, c’est le remords qui fait peur et fait imaginer toutes sortes de choses !
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