Résumé

Maxine Le tambour du régiment

Avant le jour, je crois, dit le sergent, à cause des Indiens.
Toute la nuit on fit la garde. Le jeune tambour frissonnait sous sa capote, dans la fraîcheur du soir... Ce n’était ni le froid, ni la crainte qui l’énervaient, mais l’horreur ! Il était déçu ! Il avait cru à la loyauté des Indiens, mais voilà qu’il se prenait à les haïr ! Et dans son jeune cœur si droit et si croyant il fit une prière mentale : « Oh Dieu si bon, si miséricordieux, ne laissez pas ainsi salir notre victoire ! »
La nuit se passa sans départ ; les Anglais hésitant à partir à la noirceur par crainte des sauvages
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Maxine Le tambour du régiment

Son professeur de tambour était un sergent assez âgé, qui s’appelait Duperrier. Celui-ci, sensible à la grande jeunesse de Daniel, s’intéressa bientôt à son élève ; il lui aidait de bien des manières, par ses conseils et s’efforçait de lui faire voir, sous son plus noble aspect, cette vie de soldat qu’il venait d’embrasser.
— Vois-tu, La Flèche, lui disait-il un jour, les attributs du soldat sont les plus nobles qui existent : ce sont le patriotisme, la fierté de race, la loyauté au drapeau, le sentiment d’honneur ...
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Maxine Le tambour du régiment

Un soir, en entrant chez le capitaine, il y rencontra un ami venu faire ses adieux à Georgette avant son départ pour un long voyage.
Au bout de quelque temps, le jeune homme se leva pour prendre congé et en partant, il dit à Daniel :
— À l’an prochain, La Flèche ! Je te verrai à mon retour des vieux pays !
— Au revoir, mon ami, bon voyage ! dit Daniel.
Lorsqu’il fut parti, Georgette s’écria :
— Pourquoi vous appelle-t-il La Flèche ? Ce n’est pas votre nom, n’est-ce pas ?
— Ce n’est qu’un sobriquet ; mon père m’appelait ainsi, et à l’armée ; j’étais toujours : La Flèche !
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