Amélie Juliette Milan, Les Conquêtes du commandant Belormeau
“ Quoique les lèvres du commandant Belormeau fussent demeurées muettes, elle croyait à son amour, aussi fermement que si elle en avait reçu l’aveu. Dans la naïveté de son cœur, Valentine n’avait jamais pensé que ce sentiment pût être un passe-temps sans conséquence, un plaisir d’un instant. Pour elle, un grand amour, ne pouvait trouver, son aboutissement logique que dans le mariage ; elle vivait donc dans l’attente fiévreuse du jour, où le commandant demanderait sa main. Être sa femme !... Vivre de sa vie dans le monde brillant qu’il lui ferait connaître ! ”
