Delly

Résumé

Delly,  L’Orpheline de Ti-Carrec (avant 1953)

“ Oui, un misérable et un lâche, qui s’attaque à une femme sans défense, qui veut la retenir captive au mépris de tous les droits !
Elle ne baissait pas les yeux sous le regard fulgurant. Ces beaux yeux ardents et indignés, tout ce jeune être frémissant, bravaient le tout-puissant rajah qui tenait entre ses mains le sort de la prisonnière.
Dougual porta à ses lèvres un petit sifflet d’or et fit entendre une modulation légère. Derrière lui, une portière bougea, s’écarta ; deux tigres magnifiques parurent et vinrent se placer de chaque côté du jeune rajah.
Gwen recula.
”
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Delly,  L’Orpheline de Ti-Carrec (avant 1953)

“ Si Gwen avait eu besoin d’être excitée dans son indignation, la nonchalante ironie de cette voix et de cette question y aurait simplement suffi.
Elle fit un pas en avant, tandis que son visage s’empourprait, que ses yeux étincelants se posaient sur la physionomie railleuse et souriante.
— Je dis que vous êtes un misérable et un lâche, monsieur de Penanscoët !
Dougual eut un léger sursaut. Dans son regard, un éclair passa. Il dit avec un calme plus effrayant que la violence, car on y sentait frémir une froide, terrifiante colère :
— Voilà des paroles qui vont vous coûter cher.
”
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Delly,  L’Orpheline de Ti-Carrec (avant 1953)

“ Entre les paupières demi-baissées, les yeux noirs suivirent un instant le jeune rajah et sa compagne, qui devenaient l’objet de l’attention générale.
— Avez-vous idée qui peut être cette jeune personne ?
Mme de Penanscoët s’adressait à Mme Dourzen, qui se trouvait près d’elle.
— Mais pas du tout ! Pas du tout ! Et je voudrais bien le savoir ! répondit Blanche, non sans jeter un noir coup d’œil vers l’inconnue qui, entre toutes, avait été choisie ce soir par Dougual de Penanscoët.
Gwen marchait comme en rêve, parmi cette féerie de lumière, de parfums, de costumes étincelants.
”
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