Delly

Résumé

Delly,  Gwen, princesse d’Orient (avant 1953)

“ Un léger sourire de sarcasme détendit, pendant quelques secondes, les lèvres d’Appadjy.
Ivor, arrêté un instant en face de son ami, se remettait à marcher de long en large. Il dit entre ses dents :
— Pourtant, cette Gwen Dourzen... Non, je ne puis supporter que la fille de Varvara soit la femme de mon fils !
— Tu t’es bien vengé de la mère. Que t’importe la fille ?
— Je la hais... simplement parce qu’elle a dans les veines le sang de Varvara. Tu ne comprends pas cela, Appadjy ? Toi, tu ne reculerais devant aucune action, si terrible fût-elle, pourvu qu’elle ait un but pratique.
”
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Delly,  Gwen, princesse d’Orient (avant 1953)

“ Oui, c’est un être démoniaque, ton oncle Ivor !
— Mon oncle ! Il n’est que mon oncle !
L’accent de Dougual vibrait d’une sorte d’ivresse. Le jeune homme se leva, fit quelques pas, nerveusement, à travers la pièce. Puis il s’arrêta devant Mme de Penanscoët.
— Cet homme... ce misérable... je ne veux plus rien avoir de commun avec lui. Ainsi donc, c’en est fini de l’avenir qu’il m’a préparé... J’abandonne tout, je rejette tout. Qu’il se fasse donc, lui-même, empereur d’Asie, s’il l’ose !... Mais il se trouvera quelqu’un pour se mettre en travers et proclamer ses crimes à la face du monde !
”
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Delly,  Gwen, princesse d’Orient (avant 1953)

“ Mevada, attirant à elle les volets, les ferma soigneusement, et, après eux, la fenêtre. Puis elle se tourna vers la jeune femme et répondit avec la même douceur presque féline :
— Nous savons bien que vous ne vous laisseriez pas faire, car vous craindriez que cela coûte trop cher à un être que vous aimez.
Sur ces mots, elle sortit. Gwen demeura debout au milieu de la pièce, toute pâle, frissonnante, et songeant désespérément : « Wou est là, si près... et je ne puis l’appeler, lui parler... savoir !... Oh ! savoir si ces misérables ne m’ont pas menti ! »
”
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