Octave Feuillet,
Revue des Deux Mondes
“ Par le ciel ! c’est un courage inoui ! c’est une cruauté qui dépasse la pensée d’un homme ! Retirez-vous ! À l’éclat soudain de cet orage, la résolution de la jeune fille parut s’être brisée, et ce fut d’une voix faible et basse, comme celle d’un enfant soumis, qu’elle répondit : — Mon Dieu ! Hervé, je m’en vais. — Mais, au lieu de s’éloigner, elle s’appuya sur l’autel de pierre et posa ses deux mains sur son cœur pour en comprimer les battemens. — Bellah, reprit Hervé avec douceur, pardonnez-moi ; mais vous avez comblé la mesure de mes chagrins. Daignez vous retirer. ”
