Octave Feuillet,
Bellah. Tome 1
(1850)
“ Je ne mépriserai jamais l'homme qui répare noblement ses torts ! — Vous la première, Bellah, et vous feriez bien. Pas un mot de plus là-dessus, je vous en supplie. — Oh ! Dieu !... Et si je vous disais, Hervé, que vous ne pouvez retourner chez les républicains... que la mort vous y attend ?... — C'est une chance familière dans le métier que je fais. Chaque instant de ma vie m'y rend plus résigné. — Oui, reprit Bellah sur un ton de conviction incompréhensible, vous êtes prêt à mourir en soldat... mais le supplice, la mort ignominieuse, la mort d'un traître, en voulez-vous? ”
