Résumé

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot Aigle et colombe, par Mlle Zénaïde Fleuriot (1873)

Hervé se tourna vers sa tante et dit :
Tante Colette, votre avis est-il que je parte ?
— Hervé, je garde mon avis pour moi ; trop d'intérêts sont en jeu, et j'ai toujours vu que la générosité s'inspire d'elle-même.
Il y eut un long silence, un silence poignant. Tout à coup, Hervé se leva, et s'approchant de Franséza :
— Ce n'est pas seulement une affection mutuelle qui nous lie désormais, dit-il d'une voix profonde ; vous êtes devenue l'arbitre suprême de ma destinée. C'est donc à vous qu'il appartient de décider cette question de vie ou de mort.
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot Aigle et colombe, par Mlle Zénaïde Fleuriot (1873)

AIGLE ET COLOMBE. 133
— Mais, Hervé, une société où les femmes se conduisent ainsi ne peut être une bonne société; on t'a trompé sur la famille Drassart.
— Du tout. Ces dames voient des gens distingués; elles marchent à la tête de leur camp, voilà tout. Tu parais toute saisie, Anne. Que veux-tu! Dieu va rejoindre tous les idéals dont notre société réaliste ne veut plus : la Patrie, l'Honneur, la Conscience. Il n'y a plus qu'un dieu : le succès; qu'une puissance : l'or.
— Même pour les femmes, Hervé?
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot Aigle et colombe, par Mlle Zénaïde Fleuriot (1873)

AIGLE ET COLOMBE.
— Cela m'exaspère de vous entendre, dit Noémi avec son plus fulgurant regard.
— L'exaspération ne vaut rien, ma chère Noémi; elle trouble la digestion. Fais-toi des héros de ces farceurs, si bon te semble, et n'en parlons plus. Quand tu prends ces jolis airs de Gorgone, tu me fais l'effet d'une révolutionnaire enragée.
— Ce que je suis, dit Noémi en fronçant ses noirs sourcils.
— Mais vraiment, Noémi, tu me donnes de plus en plus sur les nerfs, s'écria madame Drassart d'un ton pleurard ; tu sais que je déteste toutes ces exagérations.
Source : Gallica

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