Gabriel de La Landelle

Gabriel de La Landelle

Résumé

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Aventures d'un gentilhomme : l'émigration… (1846)

Quand le sergent Bayonne fut accosté par le trompette du colonel, il venait d'échanger avec Géranium quelques mots dignes d'être insérés ici.
L'honnête caporal grognait et jurait tout en déchirant sa cartouche.
— Métier de brigands, murmurait-il... Et penser qu'il faut faire feu... Vois-tu, Bec-de-perdrix, ça me saigne le coeur !
— Te force-t-on de tirer à balle? lui dit à l'oreille Bayonne, qui se trouva tout à coup derrière lui.
Le caporal se retourna comme un serpent dont on écrase la queue.
— Espion! traître! chien! s'écria-t-il en
croisant sa baïonnette sur le sergent.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Aventures d'un gentilhomme : l'émigration… (1846)

Un tombereau est plein des plus braves enfants de Saint-Ermel , et les bois de Rosven jonchés de morts. M. Ermel reste seul, M. Ermel est un homme fort à la guerre !... il fera justice.
Ainsi pensaient encore les gars irrités, et leurs yeux menaçants s'arrêtaient tour à tour, sur le colonel et sur les soldats prisonniers; quant à Famine , il leur inspirait encore plus de dégoût que de haine.
Le gros patriote, accroupi sur lui-même, livide d'une terreur inexprimable, hébété , stupide, tremblait convulsivement en poussant des cris étouffés qui n'avaient plus rien d'humain.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel de La Landelle Gabriel de La Landelle Aventures d'un gentilhomme : l'émigration… (1846)

Le catholicisme ne dispute pas, il n'admet point l'esprit de doute, il dicte la foi, il ordonne la charité, et enfin il est en même temps la religion dont le culte majestueux s'adresse avec le plus d'éclat aux organisations enthousiastes.
Les paysans, se laissant guider par Ermel et par leur recteur, adhérèrent visiblement aux desseins du gentilhomme, qui avait de nouveau montré le patriarche mort, encore assis dans son fauteuil au dessus d'un tas de cadavres. Il invoqua sa mémoire, il s'adressa à lui, il émut les corsaires eux-mêmes.
Source : Gallica

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