Charles d' Héricault,
Les Cousins de Normandie, roman pastoral du temps de la Terreur…
(1877)
“ Ah ! je n'ai jamais vu un homme aussi heureux que Brutus. Il m'embrassa. « — Tu as sauvé le district, me dit-il. Ah ! cela tombe bien et s'arrange avec les projets que les patriotes ont pour demain. Oui ! tu me sauves la vie. Je te jure, par les mânes augustes du divin Marat, que la ci-devant sera ce soir encagée de nouveau et qu'elle ne sortira de prison que pour jurer sur l'autel de la patrie fidélité à son époux Mutius-Brutus. » — Mais tu me brises l'épaule, cria Saturnin, sur le bras duquel la main d'Anthyme s'était abattue. — Achève ton récit, dit celui-ci d'une voix sourde. ”
