Résumé

Pierre Masson Le bourreau de Pau : tragédie populaire et classique (1857)

LE REPRÉSENTANT.
Bourreau!. situ sais ou si seulement tu soupçonnes quelque machination, tu dois la dénoncer. Tu n'as pas à juger du plus ou moins d'importance de tes avis : l'acte de civisme le plus vertueux est la dénonciation; le silence est un crime égal à la complicité, surtout de la part d'un fonctionnaire.
SAINT-CHRISTAU.
Non-seulement je ne sais rien, mais je sais, antant que possible, qu'il n'y a rien : qui s'attend à quelque danger pour l'innocente citoyenne veuve Candau?. Quanta mon devoir, je le connais et je neveux pas l'enfreindre.
Source : Gallica

Pierre Masson Le bourreau de Pau : tragédie populaire et classique (1857)

JEAN BISTOS.
Je le suis, moi ; je connais mon enfant. — En un moment tous, par mon fatal sort, nous perdons tout : vous, citoyenne, un époux au-dessus de tout éloge ; celle-ci, un père dévoué; moi, un bon fils. Et lui, que ne perd-il point?
LA VEUVE SAINT-CHRISTAU.
Oui, une autre mère; car déjà je l'aimais comme un fils.
JEAN BISTOS.
Ah ! qu'il avait bien et dignement placé son premier et unique amour !
LA VEUVE SAINT-CHRISTAU.
Oui, et (jetant un coup cTœil à sa fille) il n'avait pas rencontré une ingrate. — Adieu, citoyen.
Source : Gallica

Pierre Masson Le bourreau de Pau : tragédie populaire et classique (1857)

MADAME DE CANDAU.
Et coupable, ne serais-je pas encore ton ancienne bienfaitrice, celle dont à ce titre tu ne croirais pas devoir répandre le sang ?
SAINT-CHRISTAU.
Vous supposez des choses impossibles : la charité personnifiée ne peut jamais être coupable.
MADAME DE CANDAU.
Tu me juges donc? Tu juges donc habituellement ceux que tu exécutes?
Tu prends sur toi la responsabilité de l'équité du jugement! — Si le bourreau se fait juge, le juge aura le droit de se faire bourreau : est-il rien de plus sauvage ?
Source : Gallica

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