Charles d' Héricault

Charles d' Héricault

Résumé

Portrait de Charles d' Héricault Charles d' Héricault La fiancée de La Fontenelle (1888)

Comment connais-tu ce personnage, pour le moins singulier?
— Moi, répondit Julie avec une indifférence affectée, je ne l'ai jamais vu. Mais le chevalier en parle souvent comme d'un oracle, d'un homme d'un génie rare et brillant.
— Il doit le connaître, répondit Renée avec un ton de bonhomie. Cet effroyable La Fontenelle, le bisaïeul du vicomte, épousa une grand'tante du chevalier. Ton La Fontenelle d'aujourd'hui est ainsi le plus proche héritier de Guy-Émile. Mais que nous importe ! Ferme les yeux, mon coeur ! Là ! vois-tu, par l'imagination, cet Indien dont on nous parlait tout à l'heure?
Source : Gallica

Portrait de Charles d' Héricault Charles d' Héricault La fiancée de La Fontenelle (1888)

Qu'en pensez-vous, Renée? Faut-il espérer?
— Rien n'est impossible à qui aime bien, chevalier.
—: Au vrai, c'est la dernière phrase que La Faille m'ait confiée, cousine Minerve.
Celle-ci rougit légèrement. Un doux sourire éclaira sa grave physionomie. Elle tendit la main à Émile, qui la baisa du bout des lèvres, et qui, se précipitant vers Julie, lui saisit les bras, qu'il couvrit de baisers ardents.
— Vous préjugez, chevalier, dit celle-ci en éclatant de rire. Et c'est fort mal raisonner que de prendre de mauvaises habitudes qu'on sera peut-être forcé de quitter.
Source : Gallica

Portrait de Charles d' Héricault Charles d' Héricault La fiancée de La Fontenelle (1888)

J'avais vingt-deux ans, et c'est ce qui m'a poussé à la vertu et à la retraite. Elle en avait dix-huit. Elle se nommait Marion Biau, elle demeurait rue des Clairvoyants, à Recouvrance. Elle avait des joues rouges comme des fraises ; elle vous était gréée, là, dans le soigné, et des yeux clairs et verts comme la mer jolie qui déferle au jusant dans petites anses de Belle-Isle. Un beau jour, il vint une espèce de Parisien, quoi, comme ce merlan de Lubin. Il venait pour la franc-maçonnerie et il disait que tout était à eux, qu'ils étaient les maîtres pire que le
roi, comme de fait, c'est vrai.
Source : Gallica

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