Stéphen de La Madeleine, Le Curé de campagne, par Stéphen de La Madelaine… (1843)
“ Un instant, monsieur le maire, s'écriat-il, vous aurez tout le temps de labourer demain; il ne saurait y avoir trop de témoins ici pour entendre ce que j'ai à dire. Monsieur le curé, continua l'invalide en donnant à sa voix une inflexion voisine de l'attendrissement, je sais tout. Vous êtes un vénérable., non, vous êtes un saint, et je suis indigne de la peine que vous avez prise, à vos risques et périls, pour racheter ma pauvre âme des griffes du diable. Mais puisque, telle qu'elle est, vous n'en avez pas fait fi, je vous la donne pour que vous la rendiez digne du bon Dieu. ”
