Charles Toubin, Récits jurassiens : les contrebandiers du Noirmont… (1869)
“ Écoute bien ce que je vais te dire, Fine-Oreille, répondit Ferréol, qui venait d'apercevoir un coup de contrebande à tenter. A t'en croire, pour une raison ou pour une autre, vous nous épargnez. Eh bien ! moi, Ferréol, je te porte un défi à toi et à tous les loups et gabelous de dix lieues à la ronde, et je dis que tel jour qu'il vous plaira, à telle heure que vous choisirez, en plein midi, si cela vous convient, j'entrerai dans Mouthe, en venant de Suisse par le Noirmont, à votre nez, à votre barbe, avec un ballot de belle et bonne contrebande. ”
