Eugène de Margerie

Eugène de Margerie

Résumé

Portrait de Eugène de Margerie Eugène de Margerie Contes et nouvelles (3e édition… (1877)

Messieurs et mesdames, dit-il, je connais l'histoire de Simplice et du marquis de Grand-camp.
Tels sont les noms du tisserand et du propriétaire de ce beau parc et de ce beau château dont j'aperçois encore d'ici les arbres et les tourelles.
Si vous le voulez bien, pour charmer les ennuis de la route, je ferai le diable boiteux. — Plus d'un d'entre nous, en jetant sur le petit vieillard un regard furtif, se dit qu'il avait bien le physique de l'emploi. — Mais, ajouta-t-il, je ne suis pourtant pas l'avocat du diable,jesuis plutôt l'avocat de Dieu.
Source : Gallica

Portrait de Eugène de Margerie Eugène de Margerie Contes et nouvelles (3e édition… (1877)

Bathilde avait tenu parole : j'aurais passé mes journées à lire dans ses yeux le très-beau poëme de ses sentiments, sentiments de piété envers Dieu d'abord, de tendresse pour son mari, de bienveillance pour tous ceux qui l'entouraient. Mais — s'il m'est permis de faire cette mauvaise plaisanterie — Bathilde n'entendait pas de cette oreille-là., Elle connaissait le vrai but de la vie; elle avait médité sur la dure mais noble loi du travail.
L'affection la plus légitime pouvait être le charme de notre existence, l'adoucissement de nos peines; elle ne devait pas nous absorber.
Source : Gallica

Portrait de Eugène de Margerie Eugène de Margerie Contes et nouvelles (3e édition… (1877)

« Mon Dieu, disaient-ils, considérez que, par nous-mêmes, nous ne pouvons rien pour remercier ce bon colonel. C'est donc vous, ô mon Dieu, qui êtes chargé de le remercier pour nous. Et que lui donneriez-vous, en récompense de sa générosité, sinon ce qu'il vous demande avec tant de larmes?.
Sa foi est si grande qu'il n'essaye même pas d'obtenir de vous la vie de son fils. Il envisage d'un œil presque tranquille la mort de cet enfant chéri, de tout ce qui lui reste au monde. Mais si ce fils part avant d'être réconcilié avec vous, que voulezvous que devienne ce pauvre père, ô mon Dieu? »
Source : Gallica

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