Résumé

F. Coron La vie de Denis Epitalon racontée à ses petits-fils… (1876)

C'est lui qu'on voyait tous les soirs, sur les deux heures, se diriger vers Maniquet dans une humble voiture découverte, invariablement conduite par le même valet, toujours habillé de noir et couvert de son chapeau aux larges ailes.
C'est lui qu'on voyait chaque samedi faire sa
tournée mémorable à travers les places du marché, discutant les prix, faisant peser sa marchandise, la payant de ses deniers comme s'il eut été l'intendant ou plutôt le père des Petites Sœurs des Pauvres.
Source : Gallica

F. Coron La vie de Denis Epitalon racontée à ses petits-fils… (1876)

Votre grand-père la pratiquait peut-être à l'excès aux yeux d'un certain monde, parce qu'il avait conservé dans la richesse toutes ses habitudes de simplicité antique ; mais il pratiquait cette économie bien entendue qui est le contraire de l'avarice et qui consiste à modérer ses dépenses personnelles, afin de pouvoir plus largement donner aux pauvres. Le riche qui dépense
beaucoup pour lui-même pourra-t-il dépenser beaucoup pour les pauvres ?
Denis Epitalon tenait scrupuleusement sa promesse à leur égard, ou plutôt il donnait, donnait toujours, et en apparence sans compter.
Source : Gallica

F. Coron La vie de Denis Epitalon racontée à ses petits-fils… (1876)

Lorsque la famille eut ainsi grandi et que le commerce eut apporté la fortune, il semblait que la maison Epitalon allait voir ses plus heureux jours.
Hélas ! elle allait être visitée par la mort. Un dimanche d'été, la mère Epitalon était allée avec sa fille Fleurine passer la journée à la campagne de son frère Passerat, près du Maniquet.
Au commencement du dîner, la pauvre mère se trouva mal ; on la ramena comme on put à Saint-Etienne, et deux jours après elle était morte. C'est en 1849 que disparut celle que
tout le monde aimait et qu'on appelait dans sa famille la Perle de la maison.
Source : Gallica

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