Ernest Le Liepvre

Résumé

Ernest Le Liepvre Charles Kolb-Bernard, 1798-1888… (1893)

Or, votre père, à travers la variété de ses affaires et de ses entreprises, n'eut jamais un projet qui contrariât celui-là, et qui n'y fût entièrement subordonné. Il était de ceux qui sont imbus de cette vérité, qu'accomplir la volonté de Dieu, c'est tout l'homme. Il avait une grande élévation d'esprit, parce qu'il avait l'esprit chrétien. Il ne désira point passionnément les biens du temps, parce qu'il y avait en lui une autre passion, celle des biens du ciel. Il aima les hommes, et il passa la vie à leur faire du bien, parce qu'il aimait Dieu.
Source : Gallica

Ernest Le Liepvre Charles Kolb-Bernard, 1798-1888… (1893)

On ne saurait croire à quel point cette fatuité était éloignée du cœur de mon oncle. J'étais souvent tenté de lui reprocher l'excès de sa modestie, l'exagération de sa discrétion ; beau défaut, auquel peu de gens sont exposés! David disait : « Seigneur, ne nous donnez pas la gloire à nous-mêmes ; ne nous la donnez pas; qu'elle soit pour votre saint nom ! » Vrai sentiment d'une âme qui, comme celle de ce roi-prophète, est remplie de l'amour de Dieu, votre père pensait de même, disait de même, et pour la même raison, il supportait fort bien une humilia.
Source : Gallica

Ernest Le Liepvre Charles Kolb-Bernard, 1798-1888… (1893)

Si ce n'était pas votre père qu'on y trouvait, c'était Édouard Lefort; ils se relayaient. Par ces attentions sans cesse renouvelées, par leurs soins de toutes les heures, par les excès et la persistance de leur charité, ils firent si bien qu'à la fin, ce cœur endurci dans l'impiété s'ouvrit à la grâce; la religion fit sentir toutes ses consolations à celui qui s'en était sevré lui-même depuis l'enfance, il en goûta toute la douceur, il y puisa la force, la patience, le soulagement.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature