Résumé

Basilide Bourdenne Vie et lettres du R. P. Michel Garicoïts… (1878)

On ne peut que s'édifier à la lecture de ses lettres parce que la charité seule y fait entendre sa voix. Jamais un mot qui sente l'amour
de soi; le Père Garicoïts s'écarte et s'efface pour laisser la parole à l'amour de Dieu et du Prochain. Non, ce n'est pas une langue de chair qui a dicté de semblables conseils.
Le feu dont on est embrasé en les relisant à tant d'années de distance est une preuve évidente du feu sacré de l'écrivain. Impossible d'enflammer les autres quand soi-même on n'est pas brûlé des célestes ardeurs.
Source : Gallica

Basilide Bourdenne Vie et lettres du R. P. Michel Garicoïts… (1878)

L'Esprit Saint l'affirme : la mémoire du juste est éternelle,
le Seigneur lui-même se charge d'établir sa réputation. Mais on sait de quelle manière s'établit la réputation des saints : Dieu les rend puissants dans la mort, et il glorifie leurs tombeaux. Celui du P. Garicoïts seraitil donc glorieux ! Rien de ce qui ressemble à la grandeur humaine, ne décore la tombe du Saint Prêtre : une simple pierre de deux pieds carrés couvre ses restes. Comme il avait été de la dernière simplicité pendant la vie, Dieu a permis qu'il n'eût après sa mort qu'un humble et modeste monument.
Source : Gallica

Basilide Bourdenne Vie et lettres du R. P. Michel Garicoïts… (1878)

Encore ici, sans y songer, le P. Garicoïts se peignait lui-même trait pour trait. Il aimait les âmes, mais d'un amour pur, surnaturel, uniquement pour les porter à Dieu, sans aucun retour personnel, sans jamais souffrir aucun sentiment terrestre, ou simplement humain. Car sa grande maxime était : Qu'un directeur, qu'un bon directeur des âmes ne peut les arrêter en soi, puisqu'elles ne doivent pas même s'arrêter en Dieu, en ce sens qu'elles doivent monter toujours, de vertu en vertu, de perfection en perfection. Mais plus son zèle était pur, plus il le rendait tendre et paternel
Source : Gallica

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