Résumé

Auguste Payan d'Augery Vie de M. l'abbé Plumier, aumônier des orphelines de la Providence à Marseille… (1865)

Larmes bénies! Le lendemain, le plus jeune des criminels tombe entre les bras du prêtre, et à la pensée du Dieu de sa mère se déclare converti. Les deux autres, comme deux lions rugissants, menacent alors de mort l'aumônier, et deviennent moralement les bourreaux de leur ancien compagnon qui résiste avec courage à leurs attaques. Une seule nuit sépare ces insensés du moment du supplice. Les autres prêtres de Salon ont été brutalement renvoyés par eux; mais M. Plumier conjure encore les coupables au nom de leurs âmes : tantôt il les supplie, tantôt tombant à genoux il prie et il soupire.
Source : Gallica

Auguste Payan d'Augery Vie de M. l'abbé Plumier, aumônier des orphelines de la Providence à Marseille… (1865)

Mais ce qu'il serait impossible d'exprimer , c'est la gravité, le recueillement parfait, l'air de pieuse allégresse, avec lesquels le jeune prêtre monta à l'autel de sa première communion. Par une de ces permissions vraiment providentielles que l'on rencontre dans la vie des âmes privilégiées, lui, l'ami de la pauvreté et de la simplicité , lui, le partisan des opprobres et des croix, célébra sa première messe, le jour, et à l'heure même auxquels dans l'étable de Bethléem et par la naissance de l'Enfant-Dieu, a été inaugurée dans le monde la science du dénûment et du mépris volontaires.
Source : Gallica

Auguste Payan d'Augery Vie de M. l'abbé Plumier, aumônier des orphelines de la Providence à Marseille… (1865)

Qui ne sait que dans cet intime commerce avec le Seigneur, l'homme qui s'élève jusqu'au sommet des cieux en redescend plus conforme à son créateur ? Au Sinaï, le Très-Haut laissait au front du législateur hébreu deux rayons de feu, comme un vestige de la gloire au milieu de laquelle ce pieux mortel avait été un instant transporté ; ainsi, au sortir de l'entretien avec le Dieu caché, le chrétien emporte quelque chose du dénûment sublime et de l'humilité volontaire de Jésus. C'est ce que nous montre toute la vie de M. Plumier et principalement son séjour à Salon.
Source : Gallica

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