Louis Veuillot,
Pensées de M. Louis Veuillot, recueillies de tous ses ouvrages
(1868)
“ Les Petites-Sœurs des pauvres ramassent dans la rue les vieillards, hommes et femmes, que l'État- fait attendre au seuil de ses hospices encombrés, ou qui n'ont pas assez de titres et de protecteurs pour en forcer la porte. Elles les ramassent couverts d'ulcères, abrutis de misère et de vices; elles les recueillent, les soignent, les consolent, leur parlent de Dieu, les font vivré des restes qu'elles vont quêter pour eux de porte en porte; elles se contentent pour elles-mêmes des restes de ces restes-là, et c'est l'unique salaire qu'elles demandent à la société. ”
