Clémentine Le Fer de La Motte La Corbinière, Jeanne Jugan et les petites soeurs des pauvres (1883)
“ Je vis, ou du moins c'est de ce jour que je remarquai Jeanne Jugan ; elle avait fait un bon sourire et une petite révérence aux deux nouvelles venues, c'est-à-dire à ma marraine et à moi : ce fut tout, car elle se disposait à aller en quête, elle mettait son manteau, ajustait sa coiffe et passait à son bras le panier si connu de toute la ville. Elle me sembla, comme à toi, très, très vieille. Les bonnes femmes l'appelaient sœur Jeanne : « Sœur Jeanne, disaient-elles, remplacez-nous bien, quêtez pour nous, n'oubliez pas nos commissions, notre tabac et nos liards. » ”
