Gwen

Définition et enjeux

Delly,  Gwen, princesse d’Orient (avant 1953)

“ Il l’avait aussi dans l’âme, cette passion — et Gwen de même, Gwen, une vraie Dourzen, celle-là, physiquement aussi bien que moralement. Ce n’était pas comme ce pitoyable Hervé, descendant déchu de la noble race au sang violent, au cœur impétueux.
Mlle Herminie, par exemple, pouvait revendiquer quelques-uns des défauts et qualités de la race. L’esprit d’aventure, en tout cas, la possédait fortement. Toute sa vie, jusqu’à ces dernières années, elle avait voyagé aux quatre coins du monde.
”
Source : Wikisource

Delly,  L’Orpheline de Ti-Carrec (avant 1953)

“ Depuis huit ans, presque chaque soir, quand tous étaient couchés, Gwen se glissait hors de son galetas et se rendait chez Mlle Herminie. Celle-ci lui donnait des leçons de littérature, de sciences, de dessin, de musique. Elle était fort instruite, bien douée au point de vue artistique, et avait en outre beaucoup voyagé. En Gwen, elle trouvait une élève de choix.
Pour une femme intelligente, c’était un plaisir délicat de cultiver ce jeune esprit, vif et profond à la fois, de mettre en valeur des dons intellectuels remarquables que la volonté de Mme Dourzen eût laissés dans l’obscurité.
”
Source : Wikisource

Delly,  L’Orpheline de Ti-Carrec (1981)

“ Elle portait un corselet de velours pourpre, une jupe de gaze blanche lamée d'or; de longs voiles blancs couvraient ses cheveux sombres, entouraient son charmant visage couleur de bronze clair. Elle tenait un instrument dont elle tirait les sons qui avaient attiré Gwen. Mais tandis qu'elle jouait, ses yeux ne quittaient pas le visage immobile du jeune homme. De beaux yeux noirs, tendres et brûlants, qui témoignaient d'une véritable adoration.
Gwen, bien qu'elle ne l'eût vu qu'une fois,
quatre ans auparavant, reconnaissait le jeune vicomte de Penanscoët.
”
Source : Gallica

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