Résumé

Delly Cœurs ennemis. Laquelle? (1981)

Orietta, en tournant la tête pour suivre le geste de sa compagne, rencontra un regard d'une étrange beauté, volontaire, altier, singulièrement profond. Elle eut un léger mouvement de recul et sa physionomie se durcit.
Lady Rose fit entendre un petit rire :
— Ah! c'est vrai, vous n'avez pas gardé bon souvenir de lui, comme vous me l'avez confié l'autre jour... Cependant, il est très charmeur, lord Walter, quand il le veut. Mais il peut être aussi très dur, impitoyablement railleur, ne se souciant pas plus d'autrui que si l'on n'existait pas...
Source : Gallica

Delly Cœurs ennemis. Laquelle? (1981)

Faustina avait versé quelques larmes. En regardant les yeux secs d'Orietta, miss Fanny avait dit, en pinçant les lèvres :
— Il est toujours agréable de voir une personne qui vous regrette.
Orietta avait eu un sourire d'amertume, sans rien répliquer. Elle avait embrassé Mlle Sauvelier, serré la main de ses compagnes, salué cérémonieusement les misses Burley. Puis, elle était partie sans regret pour ce qu'elle laissait, et pourtant le cœur étreint d'angoisse en pensant à l'avenir.
A travers la belle et fertile campagne qui séparait Aberly de Falsdone-Hall, la voiture gagnait
le château.
Source : Gallica

Delly Cœurs ennemis. Laquelle? (1981)

Pouvez-vous vraiment croire qu'elle préférerait une vie de travail à l'existence élégante et mondaine qui sera la sienne ici, dans une des plus somptueuses résidences d'Angle-terre ?
— Je crois que, pour le moment, elle est sincère... Pour le moment, Paméla. Car la vertu, le désintéressement d'une femme, ne résistent pas indéfiniment à l'attrait du luxe, des hommages... ni à l'amour.
— L'amour!... Ah! je hais d'avance celui qui aimera cette Orietta !
A ce cri de passion jalouse, Humphrey leva la tête, jeta un rapide coup d'œil sur le visage crispé
de Paméla.
Source : Gallica

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