Joséphine Colomb

Résumé

Joséphine Colomb Les conquêtes d'Hermine (1892)

« Mais oui, mademoiselle, reprit Madelon; parce que monsieur ne prendra sûrement pas un infirme pour son héritier. Aussi elle n'est pas contente, madame, de vous voir ici; ni monsieur Didier, ni Magarido non plus.
— Qui est-ce, Magarido?
— La bonne de M. Didier; elle l'a élevé tout petit, et elle le soigne à présent qu'il est malade. C'est son chouchou; jugez si elle peut vous aimer!
— Mais je ne lui ai rien fait, moi! je n'ai jamais fait de mal à personne! » s'écria Hermine, saisie tout à coup d'une angoisse qui dépassait tous ses autres chagrins.
Source : Gallica

Joséphine Colomb Les conquêtes d'Hermine (1892)

Et s'il te faisait venir à Marseille, tu habiterais sa belle maison, qui ressemble aux palais de tes contes de fées. Moi, j'aurai beau faire, je ne pourrai jamais te rendre riche, ma chérie!
— Mais tu m'aimes! mais maman m'aime! et je suis si heureuse chez vous! Ne me renvoie pas, je t'en prie! ne me laisse pas aller au couvent où je n'aurai ni frères ni sœurs! Oh! que je voudrais donc être votre petite fille pour de vrai! on ne pourrait pas m'ôter de votre maison. Il ne m'aime pas, mon oncle! et moi, j'ai peur de lui. Maman, garde-moi, si tu ne veux pas que je meure de chagrin !
Source : Gallica

Joséphine Colomb Les conquêtes d'Hermine (1892)

Hermine s'animait en rappelant les souvenirs de son heureuse enfance, et l'oncle Girague l'écoutait, ému, songeant, lui aussi, à son passé. Il était bien plus lointain que celui de la petite fille, son passé; mais tous deux se ressemblaient, en somme : d'humbles vies de travail égayées par de simples joies, des jeux d'enfants pauvres qui considèrent comme un plaisir d'aider la mère de famille aux soins du ménage, et qui s'amusent autant avec des débris de charpente que les enfants riches avec les joujoux les plus ruineux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature