Résumé

Portrait de Émile Zola Émile Zola Les Mystères de Marseille

J’aimais Blanche, Blanche m’aimait. Je lui ai dit : « Veux-tu venir avec moi ? » Et elle est venue. Voilà notre histoire. Nous ne sommes coupables ni l’un ni l’autre.
– Pourquoi mens-tu ? reprit Marius avec une sévérité plus haute. Tu n’es pas un enfant. Tu sais bien que ton devoir était de défendre cette jeune fille contre elle-même : tu devais l’arrêter au bord de la faute, l’empêcher de te suivre. Ah ! ne me parle pas de passion. Moi, je ne connais que la passion de la justice et du devoir. »
Philippe souriait dédaigneusement. Il attira Blanche sur sa poitrine.
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« Mes amours, répondit Sauvaire, je veux bien vous payer à déjeuner... Hein ! promettez-moi d’être bien amusantes... Venez-vous, Marius ?
– Non, répondit brusquement le jeune homme.
– Ah ! monsieur ne vient pas, dit alors Clairon d’une voix traînante, ah ! c’est ennuyeux... Il nous aurait payé du champagne... Il nous doit bien cela. »
Marius fouilla dans ses poches, en tira deux poignées d’or et les jeta à Clairon et à Isnarde. Les femmes empochèrent l’argent sans se fâcher le moins du monde.
« À ce soir dit Marius à Sauvaire.
– À ce soir », répondit le maître portefaix.
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Elle écoutait avec terreur le bruit de ses pas, elle le suivait dans ses recherches vaines, et plus le moment de la crise approchait, plus elle se sentait frémissante et glacée. Lorsqu’il se posa devant le lit, et qu’il l’examina, immobile, muet de stupeur, elle crut qu’il discutait avec lui-même les moyens de la tuer. Aux éclats de sa voix, elle ouvrit les yeux ; mais sa gorge était sèche, serrée par l’angoisse, et elle ne put répondre.
« Qu’avez-vous fait de l’enfant ? » lui demanda de nouveau M. de Cazalis d’une voix plus étouffée.
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