Alexandre Dumas,
Le Fils du forçat
“ Oui, mon enfant, Marius, mon fils ; rends-moi mon enfant, qu’ils ont emmené à ta place, rends-moi Marius, qui va porter la peine de ton crime. Il faut me le rendre, entends-tu, Pierre Manas ? – Ah ! coquin de sort, tu vas te taire, ou bien... – Me taire, mais tu n’y penses pas, reprit Millette avec une énergie nouvelle ; me taire ! quand ses mains sont chargées de chaînes qui devraient être aux tiennes ; quand il est captif et que tu es libre ! Me taire !... Mais crois-tu donc que j’ignore que meurtre et vol, c’est toi qui les a commis ? ”
