César Lecat Bazancourt

Résumé

César Lecat Bazancourt La princesse Pallianci. 4 (1852)

M. Vancelay saisit la main du duc.
— C'est le serpent qui s'est enroulé autour du pauvre Arthur, c'est le serpent dont les morsures empoisonnent tout le sang noble et généreux de ses veines. C'est la fascination! c'est la mort! - Tenez, monsieur, reprit le duc, dont la voix comprimée sifflait entre ses dents serrées, vous ne savez pas, quand on sent sur son front blanchi le poids des années, et que la mort est si proche peut-être, ce que c'est que de voir le déshonneur se dresser devant vous, le plus grand, le plus terrible de tous! et de ne pouvoir rien, rien.
Source : Gallica

César Lecat Bazancourt La princesse Pallianci. 4 (1852)

Ce vieillard qui te parle, ce n'est pas -une affection stérile qui l'attache à toi; tu es son enfant, le fils de celui qu'il aimait avec idolâtrie et que Dieu lui a si vite enlevé; tu es sa seule joie, sa seule consolation; tu es à toi seul ce que Dieu lui a laissé d'existence sur la terre.
Hélas! un serment fatal lie ses lèvres, il ne peut t'aimer qu'en secret; mais il te suit partout, partout il veille sur loi, pour te garder et te sauver. Dévouement, soins, amour, cris impuissants! Tu marches. tu marches toujours, Arthur.
Source : Gallica

César Lecat Bazancourt La princesse Pallianci. 4 (1852)

Vancelay entendit la fusillade, au moment où il remontait à pas lents le boulevard de la Madeleine; il tressaillit.
— Encore, murmura-t-il d'une voix désolée. L'émeute n'est pas désarmée!. le sang coule encore!.
Et il pressa le pas, la poitrine serrée d'épouvante; toutes les voix de son cœur murmuraient : — Arthur. Arthur.
Il arrive. La comédie sanglante qui devait rallumer la guerre civile se hissait sur des tombereaux, où l'on entassait pèle-mêle les cadavres, sur lesquels ces hommes,
profanateurs même de la mort, avaient jeté des uniformes de gardes nationaux.
Source : Gallica

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