Henri Guerlin, Aux pays de la prière (1903)
“ Le Gave continue depuis le matin à nous servir de compagnon de route, un compagnon très bavard. Voici Saint-Sauveur,. une longue rue en pente de l'effet le plus pittoresque. D'un côté, la montagne, immense muraille; de l'autre côté, l'abîme à pic. Entre les deux on a trouvé moyen de loger une route, et une double rangée de maisons : c'est SaintSauveur. Les montagnards ne laissent perdre aucun morceau de terre habitable. La moindre corniche leur suffit pour accrocher un village; un terre-plein étroit permet de planter une maison. Là où l'homme ne peut plus bâtir, l'aigle fait son nid. ”
