François Fleury, Notice sur M. l'abbé Charles Joguet… (1877)
“ M. Joguet la franchit d'un pas ferme, en récitant les prières des agonisants. Arrivé au lieu de son supplice, il demande un instant pour recommander son âme à Dieu. Il tombe alors à genoux et prie. En se relevant, il déclare à haute voix qu'il pardonne à tous ceux qui sont cause de sa mort. Un soldat alors s'avance pour lui bander les yeux. « Ce n'est pas nécessaire, dit-il, je veux voir le ciel jusqu'à mon dernier soupir. » Il fait alors le signe de la croix. A ce signal convenu, les coups partent : le confesseur de la foi s'affaisse ; il expire. ”
