Résumé

François Fleury Notice sur M. l'abbé Charles Joguet… (1877)

M. Joguet la franchit d'un pas ferme, en récitant les prières des agonisants. Arrivé au lieu de son supplice, il demande un instant pour recommander son âme à Dieu. Il tombe alors à genoux et prie.
En se relevant, il déclare à haute voix qu'il pardonne à tous ceux qui sont cause de sa mort.
Un soldat alors s'avance pour lui bander les yeux.
« Ce n'est pas nécessaire, dit-il, je veux voir le ciel jusqu'à mon dernier soupir. »
Il fait alors le signe de la croix. A ce signal convenu, les coups partent : le confesseur de la foi s'affaisse ; il expire.
Source : Gallica

François Fleury Notice sur M. l'abbé Charles Joguet… (1877)

On lui avait constitué d'office un défenseur, nommé Gambaz de Cluses, horloger de profession, qui se prononça contre la peine de mort, proposée par le jury. Il suggéra même au prisonnier un expédient qui, disait-il, le sauverait. Il l'engagea à déclarer qu'il n'était pas sorti du territoire. C'est alors que l'abbé Joguet fit cette sublime réponse, qui dénote toute la délicatesse de son âme : « Il en adviendra ce qui pourra : je ne veux pas sauver ma vie par un mensonge. »
Source : Gallica

François Fleury Notice sur M. l'abbé Charles Joguet… (1877)

Car la religion n'étant pas une institution humaine, mais une émanation, une institution toute divine, ce n'est pas et ce ne peut pas être à la puissance temporelle à en régler les fonctions.
Non, ce droit appartient à l'Église seule, et si la puissance civile s'en mêle, c'est une conspiration, c'est un crime manifeste. Par cette Égalité et Liberté, on égale les simples prêtres aux évêques, et les évêques eux-mêmes au Pape, ce qui est une erreur des plus révoltantes
Source : Gallica

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