Résumé

Charles Lafont La branche de chêne : drame en cinq actes (1842)

Malheureux ! depuis que les révélations inattendues de mon père, de celui que j'étais habitué à nommer mon père, ont apporté un si grand changement dans ma destinée, mon cœur est comme une nuit d'orage où les yeux ne peuvent rien distinguer. Moi, Robert, comte de Pérès, et ce soir, monseigneur de Labaume me presserait dans ses bras ! Ah ! si le respect le plus profond, si le dévouement le plus complet sont les seuls sentimens qu'il exige de son fils, n'a-t-il pas dû depuis longtemps les attendre de Bénédict ?
Source : Gallica

Charles Lafont La branche de chêne : drame en cinq actes (1842)

BÉNÉDICT.
Oui, madame, cette époque, je me la rappelle, et je l'ai enveloppée dans mon ame de toutes les images de l'enfance et du bonheur. Dans ces inquiétudes, dans ces chagrins que vous me rappelez, il y avait des joies qu'il ne m'est plus donné de connaître; il y avait ce beau rêve de tendresse fraternelle qui va fuir loin de moi le jour où vous quitterez la maison de votre père.
LAVINIA.
Eh bien ! promettez-moi de redevenir, après mon départ, ce que vous fûtes jadis pour lui, pour Robert. Plus que jamais mon père est irrité contre lui ; car plus que jamais il est coupable.
Source : Gallica

Charles Lafont La branche de chêne : drame en cinq actes (1842)

CHRISTIAN.
Vous l'ignorez ?
LAVINIA.
Hélas! depuis deux jours, sans nouvelles du dehors, penchée sur le chevet de mon père.
CHRISTIAN.
Vous ignorez que tous les deux, coupables de
s'être battus en duel, au mépris de la loi qui défend le duel, ont été condamnés à mort?
LAVINIA.
A mort!
CHRISTIAN.
Je n'ai plus qu'une espérance. Ecoutez-moi, madame. Il y a vingt-cinq ans, dans la forêt de Fossano, le prince Emmanuel et votre père, vaincus, fugitifs. une branche cueillie par eux sur l'arbre qui leur avait servi d'asile.
Source : Gallica

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