Résumé

Notice biographique sur le R. P. Charles-Albert-Simon… (1865)

Tu sais : j'ai consacré ma vie A chercher de tout la raison, Au nom de la philosophie, Où vas-tu, Bonnet de coton ?
Ah ! je subis la loi commune Des grandes choses d'ici-bas : Rien de plus beau que ma fortune, De plus obscur que mon trépas.
Quand je tombe en décrépitude, Je tombe aussi dans l'abandon ; Et l'homme, avec ingratitude, Ne fait plus de moi qu'un chiffon, Il m'avait placé sur sa tête ; Il me foule alors sous ses pieds, Et je tombe du plus haut faite Dans la hotte des chiffonniers.
Saint-Lo.
Jésus et Simon le Cyrénéen.
Source : Gallica

Notice biographique sur le R. P. Charles-Albert-Simon… (1865)

Soudain, il aperçoit un enfant de son âge Sous un faix de bois mort courbé péniblement ; Un ruisseau de sueur inondait son visage, Ses pieds meurtris laissaient une trace de sang.
Tout-à-coup, sous le poids qui brise sa faiblesse, Il tombe en gémissant. Par sa chute attiré, Jésus avec pitié vers l'inconnu se baisse, Et dans ses bras divins l'a bientôt relevé.
Puis passant une main sous ses cheveux d'ébène : Cher ami, lui dit-il, en découvrant ses yeux, Tu t'appelles ?–Simon.–Tu naquis ?
Source : Gallica

Notice biographique sur le R. P. Charles-Albert-Simon… (1865)

Simon ne s'arrêta qu'au sommet du Calvaire ; Lui-même de fatigue et de douleur brisé, En vain chercha longtemps, en se traînant par terre, A contempler Jésus sur la croix renversé.
A la fin, des bourreaux pénétrant la phalange, Il put en son oreille épancher un adieu : Eh quoi ! murmura-t-il, n'es-tu donc pas un ange ?
Jésus lui répondit : Non, mais je suis ton Dieu.
Lisbonne, 22 août 1858.
FRAGMENT.
1
Chaque fois que mes yeux contemplent la nature, L'amour de Dieu descend plus avant dans mon cœur ; Et mon âme se fait de chaque créature, Un degré pour monter jusques au Créateur.
Source : Gallica

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