Résumé

F. de Roquefeuil Les jésuites en Portugal : leur suppression par Pombal… (1868)

Sur ce point, on nous permettra, sans nous y arrêter davantage, de trouver le P. Theiner plus que sévère. Il ne suffit pas, dans une affaire aussi grave, de prononcer le mot d'intrigues; il faut expliquer le mot et prouver le fait.
Revenons au pieux Pombal, non que nous prétendions nous étendre ici sur la vie et les actes de ce ministre hypocrite et cruel, philosophe et impie; mais puisque l'on a vanté ses réformes universitaires, invoquons les faits. A peine est-il tombé, que le peuple, le clergé, les grands, tout le monde respire en Portugal.
Source : Gallica

F. de Roquefeuil Les jésuites en Portugal : leur suppression par Pombal… (1868)

En réalité, dans le débat qui s'engagea au sujet des jésuites entre les couronnes et le Saint-Siège, ils ne furent que l'occasion : c'étaient les droits et les prérogatives des deux puissances qui, au fond, étaient seuls en question. Un droit nouveau commençait à s'élever en opposition avec le droit ancien. Dans cette lutte acharnée, toutes les armes, même les plus indignes, furent trouvées bonnes contre l'Eglise catholique. La Compagnie de Jésus
devint le point de mire vers lequel devaient être dirigés les traits acérés de l'ennemi.
Source : Gallica

F. de Roquefeuil Les jésuites en Portugal : leur suppression par Pombal… (1868)

Et, d'après la détermination du roi, et en vue des plus heureux résultats pour sa couronne et la patrie, il demandait que l'on désignât « le plus grand nombre de jésuites possible, pour remplir au plus vite, en Portugal, les excellentes vues du roi en établissant des écoles et des séminaires2. » L'histoire prouve qu'à Lisbonne, pas plus que partout ailleurs, les jésuites ne trompèrent l'attente que l'on avait mise en eux. La haine que leur vouèrent la Révolution et le faux libéralisme en est une éclatante démonstration.
Source : Gallica

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