Résumé

Portrait de Voltaire Voltaire LETTRE D’UN ECCLÉSIASTIQUE (1773 - 1776…

Si on pouvait seulement rassembler sous ses yeux une trentaine de ces instituts bizarres, gens tondus, gens demi-tondus, chaussés, déchaux, avec braies, sans braies, gris, noirs, bai bruns, pièce sans barbe, barbe sans pièce, on rirait longtemps d’une telle mascarade ; et qui contemplerait les maux produits par leurs disputes pleurerait.
Plusieurs provinces en Espagne, en France, en Italie, manquent de cultivateurs : on veut partout plus de mains qui travaillent, et moins d’oisifs qui argumentent ; c’est ce qu’on crie à Paris, à Madrid, à Rome.
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Portrait de Voltaire Voltaire LETTRE D’UN ECCLÉSIASTIQUE (1773 - 1776…

Les ex-jésuites qui ont du mérite et des talents peuvent les manifester dans tous les genres : on les a délivrés d’une chaîne insupportable qu’ils s’étaient mise au cou dans l’imprudence de la jeunesse. Ils s’étaient enrôlés soldats d’un despote étranger ; on leur a donné leur congé ; on a brisé leurs fers : ils seront citoyens. Ne vaut-il pas mieux être citoyen que jésuite ?
Toute l’Europe catholique demande à grands cris qu’on diminue le nombre des ordres, et celui des moines de chaque ordre.
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Portrait de Voltaire Voltaire LETTRE D’UN ECCLÉSIASTIQUE (1773 - 1776…

Il n’y a, monsieur, ni grande ni petite révolution sans faux bruits, soit parce que les parties intéressées croient nécessaire de cacher leurs intentions au public, soit plutôt parce que le public s’aveugle lui-même, et n’attend jamais qu’on prenne la peine de le détromper.
On débite que des personnes constituées en dignité veulent établir dans Paris une société de jésuites, sous un autre nom et sous une nouvelle forme.
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