Résumé

L'archevêque de Paris accusé d'assassinat sur la personne de soeur Véronique… (1830)

Véronique. —Soyez persuadée , ma mere , que je ne suis point une visionnaire ; je n'ai non plus nulle haine contre l'abbé ; mais je mourrai plutôt sans confession que de me confesser à lui. Je vous prie , ma mère , de me permettre ou de faire appeler un écclésiastique étranger a la maison ou de m'envoyer faire mes Pâques dans un autre côuvent.
La Supérieure. — Je ne puis vous accorder ni l'une ni l'autre de vos demandes. Retirez-vous; et si, dans trois jours, vous n'êtes pas décidée à obéir, je serai forcée de vous punir sévèrement pour vous apprendre à désobéir à vos supérieurs.
Source : Gallica

L'archevêque de Paris accusé d'assassinat sur la personne de soeur Véronique… (1830)

Voyant que nos démarches étaient toutes infructueuses, nous forçâmes cette bonne Véronique à accepter ce que ses plus majeurs besoins réclamaient ; ses vomissemens de sang l'avaient reprise avec une violence extrême ; elle eut cependant le courage d'aller une fois au château, où était alors la commission de l'aumônerie. Elle réclama avec véhémence les secours que son caractère de religieuse et ses besoins nécessitaient. M. de Quélen la repoussa avec violence. Cette pauvre soeur fut bientôt inondée du sang qui sortait par torrent de sa poitrine.
Source : Gallica

L'archevêque de Paris accusé d'assassinat sur la personne de soeur Véronique… (1830)

Véronique se retira le coeur déchiré ; car elle aimait sa supérieure, qui était au fond une très-excellente femme. Mais, subjuguée par son directeur, elle ne pouvait le croire coupable , et refusait obstinément à recevoir les lumières qu'elle eut pu acquérir, si elle avait vonlu entendre l'explication franche des lumières qu'avait acquises la pharmacienne, sur la conduite déréglée de l'abbé , dans le couvent même.
Source : Gallica

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