Résumé

Notice sur l'enterrement de Mlle Raucourt… (1821)

On était arrivé de l'Eglise ; plus de quinze mille personnes de tout âge, de tout rang, de tout sexe en encombraient les avenues ; la foule y pénètre par les portes latérales qui étaient restées ouvertes ; en un instant, elle est remplie. On ne se contente pas de ce facile triomphe : on veut que la cérémonie s'effectue dans toutes les règles, et que Mademoiselle Raucourt ait les honneurs de la grande porte. En vain on somme le suisse de l'ouvrir; on essaye alors de l'enfoncer; on brise les chaises ; mais la porte, aussi inébranlable que le curé, résiste à toutes les tentatives.
Source : Gallica

Notice sur l'enterrement de Mlle Raucourt… (1821)

Notre théâtre est sans contredit un des plus beaux monumens de notre gloire. C'est une véritable école de vertu et d'éloquence. Nos chefs - d'œuvre nous sont enviés par tous les peuples policés; ils respirent tous la morale la plus pure, et l'on s'avilirait à les représenter! Il y aurait de la honte à réciter des vers, quand il y a de l'honneur à en composer ! La raison dédaigne de réfuter d'aussi misérables absurdités.
Source : Gallica

Notice sur l'enterrement de Mlle Raucourt… (1821)

Cependant, on ne peut se le dissimuler, quoique l'événement dont je viens de rendre compte fasse voir combien ce préjugé est affaibli, il ne laisse pas d'avoir encore une forte influence, et il nuit plus qu'on ne pense à la prospérité du théâtre. S'il est à peu près éteint dans la Capitale, il règne encore dans les provinces ; il règne dans l'esprit des prêtres qui l'entretiennent ; il règne dans celui même des hommes qui paraissent le plus s'élever au-dessus, et qui par leur rang et par leur pouvoir, seraient les plus capables de le détruire.
Source : Gallica

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