Jean Eléazar L'Hospital

Résumé

Jean Eléazar L'Hospital Éloge de Romainville (1850)

Il faut supposer la réunion de tous les talens d'un comique pour avoir une idée juste de la perfection de ce grand comédien. Ce n'était pas un acteur jouant ses rôles, d'après les données et les conventions ordinaires de l'art, c'était toujours le personnage lui-même dans la plus grande illusion, et ROMAINVILLE était l'acteur de la nature, comme Molière en était le peintre, comme Lafontaine en était le poète, comme un être plus merveilleux encore, Garat, en est le chanteur : comparés à de tels prodiges, que ceux de l'art sont peu de chose !
Source : Gallica

Jean Eléazar L'Hospital Éloge de Romainville (1850)

La nation conserve toujours un goût de prédilection pour son théâtre, le premier de l'univers. Elle en donne, fréquemment des preuves, surtout dans le temps des nouveaux débuts qui est celui de la curiosité et de l'affluence des spectateurs. Toujours équitable, toujours indulgent envers les sujets qui se dévouent à ses plaisirs, le Public vient en foule, applaudir à leurs talens, ou encourager leurs efforts et leur zèle pour les progrès d'un Art dont il fait ses délices.
Source : Gallica

Jean Eléazar L'Hospital Éloge de Romainville (1850)

L'art n'y pourra jamais atteindre. Un tel prodige n'appartient qu'à la nature. C'est d'elle que ROMAINVILLE avait reçu ce masque unique et inimitable , cette gaîté franche et inépuisable, cette manière simple, variée et comique, celte pantomime expressive et parlante , cette vérité profonde de jeu et de débit, seuls caractères du grand talent, de ce talent naturel, dont le talent acquis n'approcha jamais.
Source : Gallica

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