Résumé

Angelo de Sorr Le Fantôme de la rue de Venise… (1869)

La famille avait obtenu depuis longtemps l'autorisation d'y célébrer le saint sacrifice de la messe. Ainsi, dès le matin du 21 janvier 1849, l'abbé de Beaupreux, la comtesse et Blanche de Saint-Loubès se trouvaient réunis dans la petite pièce de la maison de la rue de Venise. Le vieillard, ému, l'âme toujours endolorie au contact de ces souvenirs, monta à l'autel. Mais, bientôt, transfiguré par la grandeur des sentiments religieux qui remplissaient son coeur, son visage parut s'illuminer, son esprit s'éleva vers Dieu.
Après la messe, le prêtre et la jeune fille se retirèrent.
Source : Gallica

Angelo de Sorr Le Fantôme de la rue de Venise… (1869)

C'est le brillant couronnement d'une carrière toute de dévouement, d'une existence toute d'honorabilité.
— Ne viendrez-vous pas nous voir au château, messieurs? dit la comtesse qui transigeait un peu avec ses principes.
— Cela nous sera d'un grand honneur, dit le vieux militaire, mais je crains que mon fils ne puisse rester longtemps près de moi.
Et comme on allait se séparer, la jeune fille s'approcha rapidement de Pierre Bernier, et lui dit:
— Serait-il vrai, monsieur, que vous avez eu le malheur de perdre votre cousin, le jeune Claude.
— Comment! ce pauvre garçon !... fit la comtesse.
Source : Gallica

Angelo de Sorr Le Fantôme de la rue de Venise… (1869)

L'amant ne va pas à la femme, c'est la femme qui va à l'amant. Il émane de la femme qui veut se perdre un fluide qui enveloppe le jeune homme et l'attire. J'ai eu bien des femmes, monsieur le comte, que je n'aurais jamais pensé à aimer; j'en ai aimé, ou plutôt désiré quelques-unes que je n'ai jamais possédées. C'est que celles-là, monsieur le comte, avaient près d'elles un mari qui savait remplir leur coeur, et répondre même à ces fièvres peu connues qui s'allument à certaines heures dans le cerveau de la femme la plus fidèle.
Source : Gallica

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