Marguerite Audoux,
L’Atelier de Marie-Claire
(1920)
“ Gabielle se mit à rire. Tous les visages prirent un air de contentement comme à l’annonce d’une grande joie et bientôt l’atelier s’emplit de bavardages et de chant. Presque toutes gardaient un Noël au fond de leur mémoire. La grande voix de Bouledogue fit entendre un air enfantin qu’elle avait appris à l’école, et personne ne se moqua de celui que Roberte entonna d’une façon tout à fait ridicule. La douce voix de Mme Dalignac s’éleva aussi, et je me souvins moi-même d’un Noël où l’on voyait les bergers solognots quitter leur troupeau pour aller porter des présents à l’enfant divin. ”
