Résumé

Portrait de François Guizot François Guizot Discours prononcé par M. le comte de Montalembert à l'Académie française… (1852)

Qu'on ne vienne donc pas objecter les intérêts de la liberté, à ceux qui combattent et déplorent la révolution ; à ceux qui, comme vous tous, Messieurs, ont, dans ces dernières années, lutté contre les égarements et les conquêtes de l'esprit de désordre. La liberté, c'est nous qui l'avons défendue, nous défenseurs de l'autorité, de l'ordre et de la loi. Oui, la liberté vraie, la liberté réglée, locale, à la fois virile et pure, c'est entre nos mains seules qu'elle pouvait fleurir ; c'est nous seuls qui l'avons aimée, servie, comprise, qui n'en avons pas dégoûté l'univers.
Source : Gallica

Portrait de François Guizot François Guizot Discours prononcé par M. le comte de Montalembert à l'Académie française… (1852)

Elle eut la bizarre idée de superposer une royauté héréditaire à cette démocratie souveraine dont elle avait banni toute tradition, toute durée et toute hérédité. Elle créa un état politique et social qui jusque-là ne s'était jamais vu dans le monde. En un mot, elle fut condamnée à combattre sous toutes les formes les deux bases de toute société, l'autorité et l'inégalité.
Je dis l'inégalité, qui est la condition évidente de l'activité, de la fécondité, de la vie sociale; qui est à la fois la mère et la fille de la liberté : tandis que l'égalité ne peut se concevoir qu'avec le despotisme.
Source : Gallica

Portrait de François Guizot François Guizot Discours prononcé par M. le comte de Montalembert à l'Académie française… (1852)

L'homme éminent dont nous célébrons aujourd'hui la mémoire, a été le type de ce mouvement régénérateur qui peut et qui doit nous sauver. Il a traversé la philosophie, l'économie politique et la politique pour aboutir au Christianisme. Il a substitué au culte de l'humanité celui de la vérité. Il n'a désavoué ni la raison ni la liberté ; mais il a compris que l'une et l'autre ont besoin de sanction, de barrière et d'appui; et qu'un frein n'est pas une entrave. Il a su monter de la morale à la religion, de la raison à la foi, de la philanthropie à la charité, de la discussion à l'autorité.
Source : Gallica

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