A.-C. Chévrier

Résumé

A.-C. Chévrier Éloge de Guillaume de Lamoignon… (1856)

La grandeur de Lamoignon l'ut, pour ainsi dire, plus humaine. Ni ses talents ni ses vertus ne dépassèrent peut-être le niveau commun. Mais il eut le rare privilège de réunir presque tous les talents et toutes les vertus, lesquels, par une heureuse contrariété, se balançaient dans un juste équilibre, et sous l'empire d'une modération naturelle ou acquise, formaient cet ensemble harmonieux, qui est la perfection de la sagesse. La seule passion qui parût toujours prête à secouer le joug et à s'emporter au delà de ses limites, c'était l'amour de l'humanité
Source : Gallica

A.-C. Chévrier Éloge de Guillaume de Lamoignon… (1856)

Ah ! la flatterie des courtisans et des poètes a pu dresser presque des autels à Louis XIV, et l'adorer en demi - dieu ! comme si jamais l'homme dépouillait l'humanité! Ce prince qui, par ses prospérités, sa magnificence, ses revers et son héroïsme, a mérité vraiment le nom de Grand, déshonora son règne par d'étonnantes faiblesses ; et l'immortel honneur de Lamoignon fut d'oser les combattre.
Mais heureusement, Messieurs, j'arrive à de nouveaux récits, où l'éloge du magistrat n'affaiblira pas la gloire du souverain.
Source : Gallica

A.-C. Chévrier Éloge de Guillaume de Lamoignon… (1856)

Au temps de saint Louis et de Philippe le Bel, ils portaient les armes ; et ils vécurent obscurément au fond de leur province jusqu'à Charles de Lamoignon, qui, le premier, quitta l'épée pour la robe, s'établit à Paris, acquit la seigneurie de Bâville, et fut considéré par ses descendants comme le fondateur de leur famille.
C'était dans le cours de ce grand siècle, où l'esprit humain se réveilla comme d'un sommeil pesant, sentit l'horreur de l'abîme d'ignorance où il était plongé, et se précipita avec enthousiasme vers les merveilles de la civilisation grecque et romaine
Source : Gallica

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