Résumé

J.-P.-B. Nault Omer et Denis Talon ; par M. Nault… (1855)

Tel fut l'esprit qui anima le Parlement et la règle de conduite de ce corps, gardien sévère des maximes de la monarchie, hormis d'un point capital de notre droit public qu'il voulut laisser tomber en désuétude. Mais l'esprit d'une compagnie est moins un calcul qu'un instinct dans chacun des membres qui la composent. Les grands corps marchent à leur but par des actes partiels dont le plus souvent la portée n'est pas aperçue; et il arrive que le plus candide et le plus vertueux des membres sert les intérêts du corps comme l'eût pu faire le plus consommé politique.
Source : Gallica

J.-P.-B. Nault Omer et Denis Talon ; par M. Nault… (1855)

Certainement cet acte de désintéressement et de dignité personnelle, tout louable qu'il est, n'est pas au-dessus des forces d'une vertu commune : mais ce qu'il y a de véritablement beau, c'est de demeurer immobile quand tout branle autour de soi, et de trouver alors dans le zèle du bien public pour la conscience et l'honneur l'ancre de salut.
Louis XIV, à sa majorité, vint tenir un lit de justice au Parlement le 7 septembre 1651.
Source : Gallica

J.-P.-B. Nault Omer et Denis Talon ; par M. Nault… (1855)

Mais si le négociateur ne réussissait pas toujours, au moins sa mission montrait-elle l'opinion qu'on avait dans sa compagnie de sa vertu, de son jugement et de l'ascendant de sa parole. Dans les grands corps et dans les temps difficiles il y a eu toujours un homme qui, par les ressources de son esprit ou par la force de son caractère, tirait tout à lui. Omer Talon fut au Parlement cet homme en saillie
durant tout le temps où son ministère dut intervenir dans la politique.
Source : Gallica

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